XXI présenté par l'équipe de XXI
(NB : ils sont trop modestes pour vous dire que le
portfolio de Carl de Keyser fait 26 pages mais
c'est vrai !!!)
Combler un manque.
L’écume
de l’actualité au jour le jour est disponible
partout, gratuitement à tout moment et sous toutes
les formes. Mais la curiosité des lecteurs, leur
besoin de compréhension n’est pas satisfait.
Le mensuel américain Atlantic
Monthly a étudié
en décembre dernier les fonctions «
articles
les plus envoyés »,
disponibles sur les sites des grands quotidiens.
Résultat : «
Les lecteurs plébiscitent les articles qui offrent
une plus value, quelque chose qui n’est pas
disponible ailleurs. Ils
apprécient une enquête en profondeur, un récit
prenant, un point de vue décalé qui, même dans la
blogosphère (voire particulièrement dans la
blogosphère), ne se trouve qu’au
compte-goutte.
Ce sont des articles bien écrits, sur des histoires
fortes, personnelles, lues nulle part et qui
surprennent les lecteurs ». XXI
répond à cette aspiration.
Parier
sur le grand format.
Les
anglo-saxons appellent le « narrative writing
»,
ce journalisme de récit, qui prend le temps
d’aller voir et qui emporte le lecteur dans
la lecture.
En 1979, le jeune Bill Bufford a repris une antique
revue universitaire anglaise, Granta,
qui tirait à 1.800 ex.
Il sentait que les lignes du monde étaient en train
de bouger. Il a envoyé des journalistes et des
écrivains dans les usines ou les banlieues de
Margaret Thatcher, en Chine, au Venezuela ou en
Roumanie. Les
ventes se sont envolées. Et de ce creuset sont
sortis Salman Rushdie, Hanif Kureishi et tant
d’autres.
Après le 11 septembre 2001,
le mensuel
Vanity fair, a
opéré une révolution similaire : il
compte désormais plus de correspondants de guerre
que de chroniqueurs de mode. Les
exemples étrangers de « narrative writing » sont
nombreux, depuis The
New Yorker jusqu’aux
quotidiens espagnols El
Païs et
El
Mundo.
Rassembler les genres.
XXI
rassemble des auteurs qui veulent se confronter au
réel, quel que soit leur mode d’expression.
Le talent n’a pas de passeport.
Les lignes de frontière ont explosé entre le roman,
la bande dessinée, le polar, la photographie, le
documentaire et le journalisme.
Persépolis
est une
BD autobiographique, devenue un film
d’animation qui a permis à des millions de
gens de comprendre la révolution iranienne. Michaël
Moore a obtenu la Palme d’or à Cannes pour
son documentaire sur Georges W. Bush. La trilogie
policière Millénium
dont le
succès submerge l’Europe raconte
l’aventure d’un mensuel indépendant en
Suède qui lutte contre la délinquance financière et
de l’extrême droite.
De grands dessinateurs de BD comme
Jean-Philippe Stassen, Jacques Ferrandez, Joe
Sacco sont de
l’aventure de XXI, tout comme des romanciers
à l’image d’Emmanuel
Carrère,
d’anciens journalistes devenus écrivains
comme
Sorj Chalandon, Denis Robert ou Jean
Rolin, des
freelances comme
Judith Perrignon, Armelle Vincent ou Maria
Malagardis des
signatures de quotidiens comme
Jean-Pierre Perrin, Laure Mandeville, Philippe
Lançon ou Colette Braeckman, des
photo reporters comme
Carl de Keyzer de
Magnum.
Le seul impératif est d’aller sur place,
prendre le temps, rendre compte, en captivant le
lecteur.
XXI : le
blog