Jean-Luc Manaud : 20 ans de traversée du désert

Depuis 20 ans, Jean-Luc Manaud a fait du Ténéré sa résidence principale. Les peuls Bororo sont devenus des compagnons de route. Route souvent meurtrie par une guérilla touarègue qui n'en finit pas de durer.

Jean Luc Manaud
JL Manaud


Deux expositions présentent actuellement son travail :

Le FIGARO MAGAZINE fête ses 30 ans en images
Du 15 avril au 15 juillet
Grilles du Sénat - Rue Vaugirard
Paris, 6ème.

"Instants de désert"
Jusqu'au 24 juin
PHOTO EXPO, 8 rue Du Pont Montauban
Toulouse.


Né en 1948 dans le Sud tunisien ou il a vécu jusqu’à l'âge de quatorze ans, le Sahara est pour lui une sorte de langue maternelle. Après avoir commencé des études d'architecture, il opte définitivement en 1977 pour le photo journalisme.
De 1980 a 1986, il est reporter et couvre plusieurs conflits à travers le monde (Ogaden, Cambodge, Angola, Nicaragua, Liban...). Progressivement, il renoue avec le Sahara. Il parcourt depuis vingt ans tous les paysages du Ténéré à la Mauritanie, accompagne les caravanes de sel ou Théodore Monod dans ses traversées, s'intéresse à la guérilla touarègue autant qu'aux traditions des Peuls Bororo et s'engage de plain-pied dans les bouleversements d'un monde nomade en pleine mutation.
Le désert qu’il nous donne ici à voir n’est pas celui des belles images servant d’appât aux marchands, qui ont envahi nos murs, écrans et vitrines. Si photographier signifie “écrire avec la lumière”, Jean-Luc Manaud regarde et raconte. Il a modestement écrit avec la lumière d’un polaroïd et nous propose des photographies sobres, parfois austères, qui reflètent une réalité quotidienne.

Ses photos sont régulièrement exposées et publiées dans les plus grands magazines en France et a l'étranger.

(source :
www.jeanlucmanaud.com)

Livres

  • 1986- 10 ans du festival d’automne : Editions du Temps actuel.
  • 1993- Touaregs : 6 photographes témoignent : Editions Fixo.
  • 1996- Aghali, berger du désert : Editions Hatier. (Prix Saint-Exupéry)
  • 2000- Le désert nu, (texte de Daniel Popp) : Editions du Chêne
  • 2001- Fleuve des sables, (texte de M Ravache Chêne (Prix du livre de voyage : Biarritz 2002).
  • 2002- Lumières de désert : Editions du Chêne.
  • 2002- Instants du désert, (Polaroïd) : Editions du Chêne
  • 2006- Chroniques sahariennes (Edition du Chêne)
  • 2006- Tombouctou (Edition Arthaud)

Principales expositions

  • 1987- Masques d’Ixi, Chine : Musée Dapper,Paris
  • 1992- Terres d’Islam (collectif) : Visa pour l’image, Perpignan
  • 1993- Touaregs (collectif) :Musée de l’Homme, Paris
  • 1993- Danse et coulisses, Opéra Garnier, Opéra Garnier, Paris
  • 1993- Algérie du FIS : 3ème rencontres photographiques de Normandie
  • 1994- Touaregs, projection : Visa pour l’image, Perpignan
  • 1996- Touaregs : Virgin Megastore (Marseille,Dijon)
  • 1997- Le fleuve Niger : Lorgues
  • 1999- Polaroid/ Désert : Festival Terre d’images à Biarritz
  • 2000- Les villes chantées: Agadez : Festival Terre d’images à Biarritz
  • 2001- Le désert nu : Chroniques nomades à Honfleur
  • 2006- Polaroid- Grilles du parc Monceau
  • 2006- Visa pour l'image - Chroniques sahariennes
  • 2008- Toulouse- Galerie Photon - Instants du désert
  • 2008- Paris- Grilles du sénat- exposition collective 30 ans du Figaro-Magazine
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C'est GUT david !

David Guttenfelder

David Guttenfelder a passé ces dernières années à photographier des conflits comme la guerre civile en Sierra Leone, la guerre à Bagdad côté américain, la guerre en Iraq et Afghanistan, et les conséquences des catastrophes naturelles telles que le tremblement de terre dévastateur au Pakistan, et le Tsunami en Asie.
Il a fait de nombreux reportages l'Asie, Gaza, Israël, les territoires Palestiniens, New Delhi, Tokyo, Kosovo, l'Albanie, Corée du nord et du sud, Timor de l'est, la Chine, les Jeux Olympiques de Sydney et Athènes, et la Coupe du Monde au Japon. Travailler comme photographe d'agence pour
Associated Press lui a permis de voyager à travers le monde à la recherche de photos éloquentes et de paraître en couverture. Pourtant, au fil des ans, David Guttenfelder ressentit le besoin de faire des photos qui laisseraient davantage de champ libre à l'interprétation et d'entretenir sa propre vision de la photographie.
Il commença donc à prendre des " instantanées du quotidien débusqués en marge du sujet " : un " salary man " dans la rue ou le métro de Tokyo ; une compétition de cerfs-volants ou des enfants jouant au football à Kaboul ; un couple à la recherche d'intimité dans un pays où les mariages sont la plupart du temps arrangés. Ce contraste entre des scènes joyeuses de la vie quotidienne et les situations difficiles de la dure réalité des pays en guerre ou victimes de catastrophes naturelles est un style propre à David.
La plupart de ses travaux ont été réalisés en allant ou revenant de ses missions du jour, d'une fenêtre de voiture ou de l'arrière d'une moto, ou pendant son temps libre.

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